Nikima Jagudajev
The Olympics
Samedi 19 août, de 14 à 18 heures

Etait-ce en août que nous avions décidé de louer une voiture et de faire le tour de l’île ensemble ? Nous avions planté une tente dans le verger de noix de macadamia, comme une sorte de camp de base, la nuit venue les noix ont attiré un sanglier et nous avions partagé le verger. Les histoires de ces créatures, attaquant des tentes, faisaient le tour du feu de camp comme des histoires de fantômes.

The Olympics est une chorégraphie qui pourrait être décrite comme une socialité, une sorte de rassemblement de compagnons, un peu comme une foire itinérante ou une fête autour de la piscine avec la famille élargie. La nuit tombée, le verger devint leur terrain. J’étais une sorte d’intrus aux pieds bruissants et au regard inquisiteur. Mais au clair de lune, près du lit de la rivière, nous nous sommes rencontrés et nous sommes accordés une attention réciproque.

La famille élargie, mes sœurs, seraient présentes, pour monter le camp, occuper l’espace. Les hôtes seraient invités à participer, réellement participer, nous pourrions même en faire un peu trop. Au petit matin, il ne restait que moi et les citrons ; et l’araignée, qui avait construit son nid sous l’auvent de la tente. Oui il avait beaucoup plu, vraiment beaucoup. La crainte générale était l’infection au staphylocoque mais en ce qui me concerne c’était l’invasion de fourmis qui était à l’origine de mon inquiétude. Notre deuxième tente – celle avec laquelle nous avons fait le tour de l’île – était la vôtre jadis, celle dont la fermeture éclair laissait un petit trou pour les créatures. Une nuit, alors que nous étions en route pour la plage de sable noir, nous l’avons montée pile sur une fourmilière. J’ai commencé par rêver de fourmis me rampant dessus, se glissant à l’intérieur de mon sac de couchage et marchant sur mon visage, avant de comprendre que ce n’était pas un rêve. Plutôt qu’une composition, ce qui est proposé est une intrusion qui conteste ce qui est déterminé, laissant l’opportunité à autre chose d’apparaitre ; peut-être une autre façon d’être ensemble. Ouais, de toute façon, viens juste.

 A propos de Nikima Jagudajev
Nikima Jagudajev (1990) est une chorégraphe vivant et travaillant à New York. Son œuvre qui sort la danse formelle de son champ pour en faire une construction sociale ouverte, a été présentée au Whitney Museum et à l’église Judson, dans le cadre de 89+ à LUMA / Westbau (Zurich) et Kunsthaus Kule (Berlin). Elle a travaillé avec, entre autres, luciana achugar, Mårten Spångberg, Asad Raza, Tino Sehgal, Gillian Walsh et Phoebe Berglund. Elle a été rédactrice adjointe de l’anthologie Post-Dance (2017).

Avec la participation de Alexandra Tveit, Marie Ursin, Adriano Vicente, et Casper-Malte Augusta, anges de la danse.

FONDATION BOGHOSSIAN – VILLA EMPAIN
Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident
Avenue Franklin Roosevelt 67
1050 Bruxelles

 

Informations et réservations

Prix : 10€
Les membres du Cercle de la Villa: 7€
Les personnes de moins de 26 ans: 4€

N’oubliez pas votre maillot de bain

E. info@boghossianfoundation.be
T. +32 2 627 52 30