« Chateaubriand et Lamartine en Orient »
17 novembre 2011

Sophie Basch et Jean-Claude Berchet sont deux éminents spécialistes de la littérature, professeurs d’université à Paris et spécialistes de ce XIXe siècle intellectuel durant lequel l’Orientalisme a joué un rôle d’inspiration important.

Dans ce XIXe siècle qui a connu tant de mutations, Lamartine et Chateaubriand jouent un rôle majeur sur la scène littéraire : en France, tout d’abord, mais également bien au-delà.

Tous deux ont voyagé en Orient, en ont laissé de nombreuses impressions écrites qui ont servi de références par la suite, tant au niveau politique que littéraire.

Nous mesurons sans doute mal à quel point la « question d’Orient » a été importante dans l’Europe du XIXe siècle. Cette question s’est certainement déplacée au fil de l’histoire, mais ses enjeux demeurent cruciaux. Il est évident que les écrits de Lamartine et de Chateaubriand, par l’éclairage historique qu’ils nous offrent sur les processus de modernisation des sociétés orientales, continuent à éclairer notre actualité.

Lamartine, figure majeure du romantisme et acteur politique de son époque, s’est passionné pendant plusieurs décennies pour l’Orient, dépassant une vision simple et commune d’un Orient subtil, complexe et multiple. La parution récente de ses écrits de voyage en Orient, chez Gallimard, sous la direction de Sophie Basch, nous en donne une confirmation éclatante.

Ses articles et discours, sous le titre de « La question d’Orient », qui vient de sortir de presse aux Editions André Versaille, publication établie par Sophie Basch et Henri Laurens, confirme le regain d’intérêt porté à ces discours et articles de l’époque.

De son côté, le périple de Châteaubriand de Paris à Jérusalem a également été remis à l’ordre du jour, grâce à la publication, toujours chez Gallimard, de ce récit de voyage dont l’enjeu est aussi celui d’une réflexion approfondie sur la question de la liberté politique. Cette édition a été établie sous la direction de Jean-Claude Berchet.