L’exposition conçue en partenariat avec le Centre Pompidou propose un dialogue inédit entre les œuvres issues de ses collections exceptionnelles et les pièces d’artistes libanais de toutes générations ayant été réalisées ces dernières années ou à la suite des tragiques explosions du 4 août 2020. Entre désespoir et douceur, exils et nouveaux ancrages, ces œuvres tracent quelques futurs possibles.

 

Pays de légendes et de mythes, où cinq mille ans d’histoire se sont écrits, point névralgique des relations entre le monde arabe et l’occident tout au long de son histoire, le Liban traverse depuis sa création des périodes troubles.

Sa position stratégique, à l’origine de son prestige, est également une source de convoitise et de destruction. Ces dernières années, le pays, qui s’était relevé d’une longue guerre civile et de plusieurs guerres successives, a connu une crise économique et sociale sans précédent. Les manifestations qui ont vu le jour en masse se sont heurtées à l’immobilisme de la classe politique.

Le 4 août 2020, le souffle de l’explosion du port de Beyrouth a entièrement dévasté la ville, faisant des centaines de morts et des centaines de milliers de blessés et de délogés. Face à la catastrophe, la Fondation Boghossian est immédiatement venue en aide aux victimes. Aux côtés des artistes, largement touchés par l’événement, l’idée est née de présenter une exposition à la Villa Empain en 2021, qui leur donne la parole.

L’exposition explore le spectre des pratiques et des réactions des artistes, face à ces dernières années de débâcle, l’évènement de l’explosion et ses conséquences sur le peuple et sur la ville, dont les quartiers en ruine sont autant de témoignages.

Confrontés aux pénuries massives, à la dissolution du service public, à la dévaluation, aux conflits aux frontières, au traumatisme prégnant d’un peuple à bout de souffle et rongé par la colère ou le désespoir, les artistes, nés ou ayant vécu au Liban, ont créé des œuvres, en relation directe ou indirecte à la situation de ces dernières années.

How will it end ? est conçue en partenariat avec le Centre Pompidou et présente une vingtaine d’œuvres issues de ses collections exceptionnelles.

Le parcours de l’exposition propose un dialogue inédit entre les œuvres de la collection du Centre Pompidou et des pièces d’artistes libanais de toutes générations ayant été réalisées ces dernières années ou à la suite de la tragédie, et traçant, entre désespoir et douceur, exils et nouveaux ancrages, quelques futurs possibles. L’ensemble réunit des dessins, sculptures, installations, peintures, photographies et vidéos.

L’exposition, conçue en coproduction avec le Centre Pompidou, a comme commissaires Alicia Knock, conservatrice du patrimoine au Centre Pompidou, et Louma Salamé, directrice de la Fondation Boghossian.

L’exposition, conçue en coproduction avec le Centre Pompidou, a comme commissaires Alicia Knock, conservatrice du patrimoine au Centre Pompidou, et Louma Salamé, directrice de la Fondation Boghossian.