L’exposition How will it end et les événements de la Fondation Boghossian sont accessibles uniquement sur présentation du Covid safe ticket

De l’infériorité du statut de la femme dans certaines sociétés d’hier et d’aujourd’hui à la libération des femmes, de leur dissimulation sous différents modèles de voiles et de vêtements (abaya, burqa, chadri, haik, hijab, jilbeb, khimar, niqab, tchador, …) au dénuement affiché dans les médias, quelles sont les réalités et situations qui ont déterminé et déterminent toujours les rapports de la société au corps féminin ?

Depuis des millénaires et dans la plupart des cultures, les femmes cachent certaines parties de leur corps. S’agit-il d’une pudeur naturelle qui les protège, de signes de respect, de contraintes imposées par une décence reconnue collectivement ?

Plus spécifiquement, comment vivent aujourd’hui les femmes d’Orient envers et contre certains interdits et au-delà des clichés parfois simplistes que les Occidentaux portent sur leurs conditions de vie ? Comment s’expriment-elles ? Comment voient-elles leur monde et le nôtre; comment les voyons-nous ? Il existe tant de nuances dans les jeux du regard !

Du miroir, des amulettes orientales qui protègent du mauvais oeil, des yeux dissimulés derrière des lunettes noires ou sous le grillage d’un chadri, maquillés de khôl, timides ou provocateurs, les mystères de ces expressions multiples ont fasciné et inspiré tant d’artistes.

Il s’agissait donc ici d’évoquer la pudeur, qu’elle soit contrainte ou choisie, cette « grâce » teintée de crainte, de honte, de politesses et d’interdits, qui dicte le comportement des femmes dès qu’elles sortent de l’innocence de l’enfance et quelle que soit la culture dont elles sont issues.

C’est à ces multiples nuances de la vision du corps féminin que la Fondation Boghossian souhaitait donner écho à travers cette exposition, en invitant une trentaine d’artistes d’Orient et d’Occident à s’exprimer à la Villa Empain.

La Fondation Boghossian avait également sollicité la collaboration de l’écrivain Jean-Claude Bologne pour cette exposition et pour son catalogue.

Auteur de l’étude Pudeurs féminines, publiée aux Editions du Seuil en septembre 2010, Jean-Claude Bologne est professeur d’iconologie médiévale à l’ICART (Paris) et a publié une trentaine de livres (romans, dictionnaires et essais), dont L’Histoire du sentiment amoureux (Fayard, 2004) et Une histoire de la conquête amoureuse (Seuil, 2007).

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