L’exposition How will it end et les événements de la Fondation Boghossian sont accessibles uniquement sur présentation du Covid safe ticket

« L’art ne peut pas sauver les gens. Cependant, il rend le dialogue possible, ce qui convoque l’action qui peut préserver l’humanité. » ___Günther Uecker

 

La Fondation Boghossian accueille l’exposition Trees for memories, qui réunit les œuvres de 31 artistes de renommée internationale : un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale, leurs œuvres constituent, chacune à leur manière, un plaidoyer pour la paix.

Ces œuvres ont pour point de départ commun un bloc de chêne carré (30 x 30 x 30 cm). Ce bois, issu d’une section du front en Alsace, porte encore en lui les stigmates de la guerre. Par les blessures qui leur ont été infligées, les fragments de projectiles en métal encore incrustés à l’intérieur, ainsi que le noircissement de leur surface, ces blocs de bois sont à la fois des reliques et des témoins de la guerre.

Trees for memories rassemble des artistes qui se sont unis pour donner voix au bois, afin que les arbres puissent raconter leur histoire. Cette exposition cherche à définir un modèle de coexistence pacifique et non-violente : en présentant les œuvres d’artistes mondialement réputés, tous issus de pays ayant participé militairement à cette guerre, elle proclame la capacité de l’art et des artistes à changer le monde et à permettre une coexistence plus pacifique.

« Les arbres ont été les témoins silencieux de la Première Guerre mondiale. S’ils pouvaient prendre la parole, ils nous raconteraient une histoire faite de souffrances indicibles. Certains ont été touchés par des armes d’artillerie, d’autres par des grenades ou par des balles de fusil ; tous ont assisté aux mêmes horreurs. Pendant un siècle, les traces de ces évènements sont restées cachées sous l’écorce des arbres – jusqu’à aujourd’hui », explique Mattijs Visser, commissaire de cette exposition collective.

 

Imaginées d’après une idée de Volker-Johannes Trieb, ces œuvres ont été présentées au Varusschlacht Museum de Kalkriese et au Bundestag de Berlin. L’exposition se tiendra également au Parlement européen (Bruxelles) en novembre 2021, avant d’être présentée en 2022 à l’ONU (New York).

Des cubes de bois meurtris pour un magnifique plaidoyer pour la paix.

La Libre Belgique, 12 juin 2021