La Route Bleue
27 septembre 2013 – 09 février 2014

Le propos de cette exposition est de suivre les traces de l’ancienne Route de la Soie à travers la couleur bleue qui, depuis de nombreux siècles, inspire artistes, artisans et poètes d’Orient et d’Occident.

De la Méditerranée à la Chine, ce voyage imaginaire évoque l’indigo des textiles, les céramiques bleues de l’Empire ottoman et de l’Asie centrale, les bijoux en lapis-lazuli et en turquoise, pour atteindre le fameux bleu de Chine.

L’exposition invite donc à un itinéraire à travers le temps et l’espace, les cultures et les arts déclinés sous toutes leurs formes d’expression.
Plus d’une quarantaine de créateurs modernes et contemporains ont également été sollicités pour cette exposition qui sera, par la suite, proposée au public du Musée de Limoges.

Alors que dans l’Antiquité grecque et romaine, le bleu était considéré comme une couleur « barbare », l’Orient l’utilisait déjà dans les arts et la vie quotidienne, que ce soit pour les rituels religieux, la teinture des textiles, la décoration des céramiques, du verre ou pour l’ornementation de bijoux précieux.

Appelé anil, l’indigo a donné son nom au Nil, le « fleuve bleu » d’Egypte où le bleu portait bonheur dans l’au-delà. La turquoise était dédiée à Hathor, déesse de la maternité et le pectoral du dieu Horus, d’un bleu profond, symbolisait l’oeil capable de guérir, comme le soleil.
Pour les Perses, le monde reposait sur un saphir donnant au ciel son éclat, tandis que la Chine ancienne accordait au bleu les vertus médicinales de la plante indigo et l’utilisait dans la fabrication de papiers, de vêtements et de porcelaine. Les Tibétains, eux, conservaient précieusement les turquoises comme trésors protecteurs des eaux et des sources.

Si l’Orient a depuis longtemps vénéré les vertus le bleu, curieusement, ce n’est qu’à partir du XIIe siècle que l’Europe a progressivement valorisé cette couleur qui, jusqu’alors, n’était désignée que par un vocabulaire très pauvre.

Mais depuis l’époque moderne, le bleu s’est imposé en Occident, jusqu’à devenir, avant le vert et le rouge, la préférée de tous, symbolisant le rêve, la sagesse et la sérénité. Désormais, le bleu est omniprésent autour de nous : associée à la pureté de l’eau, à l’infinité du ciel et de la mer, à l’aura divine ou royale, aux vêtements de travail et aux jeans de toutes générations, aux oeuvres des artistes impressionnistes et fauves jusqu’à celles de Matisse et d’Yves Klein, cette couleur s’est parée de nombreux attributs et on ne compte plus les expressions qui donnent signification à ses mille nuances.

Aux côtés d’oeuvres d’artistes majeurs tels que

Pierre Alechinsky, Yves Klein et Joan Miró

Informations

L’exposition est accessible tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 18h30. Elle est fermée au public le 25 décembre et le 1er janvier.

Visites guidées sur réservation en anglais, allemand, espagnol, français et néerlandais pour des groupes de maximum 15 personnes.
Réservation par mail :
info@boghossianfoundation.be ou
marc@boghossianfoundation.be

Toute autre information peut être demandée aux coordinateurs de l’exposition :
Diane Hennebert
Chargée de la Direction de la Fondation
Coordinatrice de l’exposition
diane@boghossianfoundation.be

Christophe Dosogne
Conseiller artistique de la Fondation
christophe@boghossianfoundation.be

FONDATION BOGHOSSIAN – VILLA EMPAIN
Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident
Avenue Franklin Roosevelt 67
1050 Bruxelles

Email: info@boghossianfoundation.be
Site Web: www.fondationboghossian.com
Tél: +32 (0)2 627 52 30

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Les artistes actuels sélectionnés sont

Maliheh Afnan (Liban et Angleterre), Tarek Al-Ghoussein (Koweït), Fayçal Baghriche (Algérie et France), Alighiero Boetti (Italie), Isabelle de Borchgrave (Belgique), Jonathan Bréchignac (France), Fabrizio Corneli (Italie), Russell Crotty (USA), Martine Damas (France), Anne De Bodt (Belgique), Philippe Decelle (Belgique), Betty de Paris (France), Alev Ebüzziya Siesbye (Turquie), Mounir Fatmi (Maroc), Monique Frydman (France), Babak Golkar (Iran), Platon Alexis Hadjimichalis (Grèce), Bang Hai Ja (Corée du Sud), Sahand Hesamiyan (Iran), Mahmoud Hojeij (Liban), Anish Kapoor (Inde et Royaume-Uni), Abdulrahman Katanani (Liban), Mohammed Kazem (Dubaï), Mehdi-Georges Lahlou (France et Maroc), Nicola L. (France et USA), Desmond Lazaro (Inde), Yamamoto Masao (Japon), Rui Moreira (Portugal), Nabil Nahas (Liban), Driss Ouadahi (Algérie), Monir Shahroudy Farmanfarmaian (Iran), Yee Sookyung (Corée du Sud), Chantal Talbot (Belgique), Hale Tenger (Turquie), Arlette Vermeiren (Belgique), Paul Wallach (France et USA), Cui Xiuwen (Chine), Raed Yassin (Liban), Kimura Yoshiro (Japon), Sandra Zeenni (France), Andrey Zouari (France).

Avec la collaboration de

La Cité de la Céramique, Sèvres et Limoges , du Musée des Arts asiatiques Guimet (Paris), du Musée d’Ixelles (Bruxelles) et du Musée du Grand Curtius (Liège).

Des collections privées

Collection Boghossian (Bruxelles et Genève), Collection Stéphane Cauchies (Bruxelles), Collection Mimi Dusselier (Courtrai), Collection Colette Ghysels (Couture-Saint-Germain), Collection Frédéric de Goldschmidt (Bruxelles), Collection Marcel & Zaira Mis (Bruxelles), Collection Nadour (Allemagne).

Des galeries

Agial Art Gallery (Beyrouth), Galerie Beck & Eggeling (Düsseldorf), Broadway 1602 Gallery (New York), Ben Brown Fine Arts (Londres), Galerie DIX9 Hélène Lacharmoise (Paris), Galerie Duchange & Riché (Bruxelles), Galerie Faider (Bruxelles), Fifty One Fine Art Photography (Anvers), Galerie Pierre-Marie Giraud (Bruxelles), Green Art Gallery (Dubaï), Rose Issa Projects (Londres), Galerie Jaeger Bucher (Paris), Keitelman Gallery (Bruxelles), Galerie Kevorkian (Paris), MAD Agency (Asnières-sur-Seine/Paris), Guy Pieters Gallery (Knokke-Heist), Almine Rech Gallery (Bruxelles et Paris), Galerie Suzanne Tarasieve (Paris), The Third Line (Dubaï), Galerie Transit (Malines), Gallery Isabelle van den Eynde (Dubaï).

et de tous ceux qui ont souhaité garder l’anonymat.

Un catalogue richement illustré est édité à l’occasion de cette exposition.

Des rencontres internationales, organisées à la Villa Empain les 3, 4 et 5 décembre 2013, approfondiront le thème de l’exposition sous le titre Périples de la Route bleue et réuniront une dizaine de spécialistes reconnus sur la scène internationale.