Le Paradis et l’Enfer. Des tapis volants aux drones
6 mars – 6 septembre 2015

« Quelque part, au-delà du bien et du mal, il y a un jardin. Je t’y rejoindrai. »
Djalâl ad-Dîn Muhammad Rûmî

« Le jardin traditionnel des Persans était un espace sacré qui devait réunir à l’intérieur de son rectangle quatre parties représentant les quatre parties du monde, avec un espace plus sacré encore que les autres qui était comme l’ombilic, le nombril du monde en son milieu, (c’est là qu’étaient la vasque et le jet d’eau) ; et toute la végétation du jardin devait se répartir dans cet espace, dans cette sorte de microcosme. Quant aux tapis, ils étaient, à l’origine, des reproductions des jardins. Le jardin, c’est un tapis où le monde tout entier vient accomplir sa perfection symbolique, et le tapis, c’est une sorte de jardin mobile à travers l’espace. Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde et puis, c’est la totalité du monde. »
Michel Foucault

Le tapis volant a été pendant longtemps un moyen symbolique de parcourir le monde.
Dans la mythologie perse, le Roi Salomon possédait un tapis volant. La Reine de Saba, qu’on disait magicienne, lui aurait offert ce présent fabuleux. On raconte même que le roi pouvait y transporter son palais tout entier…
Le tapis volant évoqué dans les contes, a été popularisé par Les Mille et Une Nuits, il est aussi représenté dans bon nombre de films fantastiques.
Certains scientifiques se sont penchés sur cet objet légendaire, y voyant une réplique aérienne de la manière dont se déplace la raie manta dans l’eau. Des physiciens se seraient même lancés dans des recherches pour faire voler un tapis !…
Mais le tapis volant évoque aussi ce rêve ancestral, celui de voler comme un oiseau. Après Icare, le premier à s’être lancé dans les airs, Léonard de Vinci s’est pris au jeu de concevoir des objets volants très ingénieux.
Plus tard, les soucoupes volantes ont hanté l’imaginaire moderne, bien au-delà de toutes les performances techniques qui ont réellement permis de voyager dans les airs ou d’y lancer une grande diversité de machines volantes.
Actuellement, ce sont les drones qui occupent les esprits : objets volants télécommandés, les drones ouvrent un champ illimité de possibilités. De l’observation au contrôle, du transport d’objets à celui des armes, rien ne semble pouvoir échapper aux promesses de leurs performances. Pour le meilleur et pour le pire…

L’exposition Le Paradis et l’Enfer aborde le thème des machines et tapis volants selon différents angles : la symbolique des tapis anciens et celle de la géométrie des jardins qui l’a inspirée, le rêve ancestral de voler et les objets volants imaginaires, le monde vu du ciel, l’occupation de l’espace par les satellites, le développement planétaire des drones et ses conséquences.

Informations

L’exposition est accessible tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h30.

Un Catalogue richement illustré, bilingue français / anglais, est publié à cette occasion.

Visites guidées de l’exposition en anglais, français et néerlandais pour des groupes de maximum 15 personnes.
Réservation : info@boghossianfoundation.be ou
marc@boghossianfoundation.be

Toute autre information peut être demandée aux coordinateurs de l’exposition :
Diane Hennebert
Chargée de la Direction de la Fondation Boghossian et commissaire de l’exposition
diane@boghossianfoundation.be

Christophe Dosogne
Conseiller artistique de la Fondation Boghossian et commissaire de l’exposition
christophe@boghossianfoundation.be

FONDATION BOGHOSSIAN – VILLA EMPAIN
Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident
Avenue Franklin Roosevelt 67
1050 Bruxelles

Email: info@boghossianfoundation.be
Site Web: www.fondationboghossian.com
Tél: +32 (0)2 627 52 30

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De nombreux artistes ont été invités à participer à cette exposition ou y sont représentés :

Jananne Al-Ani (Irak), Alexandre Arrechea (Cuba), Bilal Bahir (Irak / Belgique), Axel Brechensbauer (Suède), Solano Cardenas (Cuba / France), Ali Cherri (Liban), Mahwish Chishty (Pakistan / Etats-Unis), Eleven Play (Japon), Monir Shahroudy Farmanfarmaian (Iran), Alicia Framis (Espagne), Mekhitar Garabedian (Belgique), Babak Golkar (Iran / Canada), Laurent Grasso (France), GREYGOUAR / Grégoire Gicquel (France), Cai Guo-Qiang (Chine), Adam Harvey (Etats-Unis), IOCOSE (Italie), Pravdoliub Ivanov (Bulgarie), Edouard Janssens (Belgique), Alain Josseau (France), Jugnet+Clairet (Belgique / France), Babak Kazemi (Iran), KennardPhillipps (Royaume-Uni), Krištof Kintera (République tchèque), Julien Leresteux (Belgique), C. Love (Etats-Unis), Urs Lüthi (Suisse), Pierre Malphettes (France), Jackie Matisse (France), Farhad Moshiri (Iran), Macoto Murayama (Japon), James Muriuki & Miriam Syowia Kyambi (Kenya), Panamarenko (Belgique), Ruben Pater (Pays-Bas), Frédéric Platéus (Belgique), Sébastien Reuzé (France / Belgique), Samuel Rousseau (France), Moussa Sarr (France), Björn Schülke (Allemagne), Jalal Sepehr (Iran), Rirkrit Tiravanija (Thaïlande), Addie Wagenknecht (Etats-Unis / Autriche), Li Wei (Chine)

Collaborations

Le Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines / CEGESOMA (Bruxelles), Vehbi Koç Foundation (Istanbul), Museum Marta Herford (Herford, Allemagne), Musée national des Arts asiatiques Guimet (Paris),

Collection Michel Aubry (Paris), Collection Boghossian (Bruxelles), Fondation De 11 Lijnen (Oudenburg), X TIM – AVITRON (Marseille),

AEROPLASTICS Contemporary (Bruxelles), Akinci Gallery (Amsterdam), ARTER Space For Art (Istanbul), ARTLabAfrica (Nairobi), Galerie Albert Baronian (Bruxelles), Bitforms Gallery (New York), Galerie Martine et Thibault de la Châtre (Paris), Deweer Gallery (Otegem), D+T PROJECT (Bruxelles), Galerie Imane Farès (Paris), Galerie Flore (Bruxelles), Frantic Gallery (Tokyo), Galerie Claire Gastaud (Clermont-Ferrand), Géry Art Gallery (Namur), Galerie Jamar (Anvers), Helga Maria Klosterfelde Edition (Berlin / Hambourg), Galerie Paris Beijing (Bruxelles / Paris), Galerie Perrotin (Paris / New York), Casado Santapau Gallery (Madrid), Sariev Gallery (Plovdiv), Silk Road Gallery (Téhéran), Agence Sparadraps (Bruxelles), The Third Line (Dubaï).

Activités autour de l’exposition

Rencontres internationales organisées dans le cadre de l’exposition à la Villa Empain :
le 17 mars à 19h : Le développement des drones et ses conséquences (en anglais) conférence/débat avec Philip Boucher (B), Peter van Blyenburgh (F) et Nicholas J. Davis (UK)
le 18 mars à 19h : L’art et les drones (en français)
conférence/débat avec les artistes Adam Harvey et Edouard Janssens et l’écrivain François De Coninck
Réservation : info@boghossianfoundation.be

Ateliers de construction de cerfs-volants et d’initiation à l’envol
En français, pour adultes et enfants, animés par Anne De Roy et Yves Ghislain de l’association Pass to Heaven, les 13, 14 et 15 avril et les 24, 25 et 26 août 2015, à la Villa Empain.
Réservation : info@boghossianfoundation.be

Dossier pédagogique

Un dossier pédagogique avec des propositions d’activités qui rendront votre visite plus complète et enrichissante est à votre disposition.
dossier pédagogique – Paradis et Enfer
Pour plus d’informations : delphine@boghossianfoundation.be

De gauche à droite :
Panamarenko, Magic Carpet, 2005, mixed media. Courtesy od the artist and Deweer Gallery, Otegem
Andreas Feininger, Man in Arabic Dress, Smoking a Water Cooled Pipe, is Comfortably Sitting on a Magic Carpet, New York City, 1949, published in LIFE Magazine
Viktor Mikhaylovich Vasnetsov, The Magic Carpet, 1880, oil on canvas, Nizhny Novgorod State Art Museum, Russia
Macoto Murayama, Botech Composition 1, 2013, Ed.5. Courtesy of the artist and Frantic Gallery, Tokyo
Muryo Homma, screen stills of the Eleven Play dance performance with drones at Spiral Hall, Tokyo, may 2014, video, 4’28 ». © the artists
Bilal Bahir, Hanging gardens, 2014, Courtesy of Gery Art Gallery and the artist
Kennardphilipps, Business As Usual, 2005, Collection of the artists
Urs Lüthi, Selfportrait, 1976, Private collection, Harsin
Panamarenko, Archaioptherix, 2001-2002, Private collection, Brussels
Moussa Sarr, Rising Carpet, 2013, Courtesy of the artist and Galerie Martine & Thibault de La Châtre, Paris
Panamarenko, Bing of the Ferro Lusto (original), 2002, Courtesy Deweer Gallery, Otegem (Belgium)
Pravdoliub Ivanov, Fairy Tale Device Crashed, 2013, Vehbi Koç Foundation Contemporary Art Collection, Istanbul
Pravdoliub Ivanov, Wrinkles of Modernity, 2015, Courtesy of the artist and Sariev Contemporary
Edouard Janssens, 2011, Archival inkset print, Collection de l’artiste, Lasne
Babak Golkar, Backyard Wars, 2014, Courtesy of the artist and The Third Line Gallery, Dubai
Jugnet + Clairet, Flying saucers #2, 2008, Collection of the artists, deposit at MAMCO, Geneva
Julien Leresteux, 2009, Collection of the artist
Alexandre Arrechea, The Garden of Mistrust, 2003, Video projection on standing wall (1’). Courtesy of the artist and Casado Santapau Gallery, Madrid
Björn Schülke, Drone #8, 2014,Courtesy of the artist and bitforms gallery