Mappa mundi
Du 5 mars au 4 octobre 2020

La représentation du monde est aujourd’hui comme hier une nécessité pratique et scientifique afin d’appréhender notre géographie, proche ou lointaine, et une source de rêverie invitant aux voyages et au merveilleux.

Les premiers explorateurs découvraient des mondes inconnus et en permettaient ainsi la traduction imagée. La cartographie reste toujours à compléter, à préciser selon les informations rassemblées mais aussi en fonction du sens que l’on veut lui donner. La carte en effet représente le réel mais l’interprète en créant une image à partir de données multiples plus ou moins fiables. La représentation du monde évolue sans cesse. Les technologies actuelles la rendent extrêmement précise, nous faisant voir le monde autrement. Il n’en reste pas moins que cette mise à plat est un artifice et que dès leur naissance les cartes témoignent pour ce faire d’un souci artistique qui s’ajoute à leur fonction  de repérage.

Les artistes contemporains se montrent eux-aussi captivés par la carte du monde qu’ils sont nombreux à réinventer et à transformer. Ils en éprouvent tous les potentiels, non seulement géographiques mais aussi politiques, poétiques ou utopiques. La carte est à la fois une forme plus ou moins obligée à partir de laquelle toutes sortes de dérives graphiques sont possibles, mais aussi le prétexte à une réflexion sur l’état du monde, ou encore le lieu de projections imaginaires. Elle est illusion et réalité tout à fois. Elle réinterprète une vérité et la transforme.  C’est sans doute ce qui explique que tant d’artistes l’aient privilégiée en mettant ainsi, chacun à leur manière, le monde à plat.

Complétée par une sélection de cartes anciennes ou de références littéraires, l’exposition rassemble une trentaine d’artistes contemporains issus du monde entier. Elle témoigne de l’intérêt récent des artistes pour un Mapping revu selon leurs propres recherches esthétiques. Certains ont développé de nombreuses œuvres sur cette thématique, comme Marcel Broodthaers ou Mona Hatoum, là où d’autres ont rencontré ponctuellement la carte du monde au fil de leurs recherches quitte à en réaliser des ensembles conséquents. Tel sera le cas d’Alighiero Boetti, avec ses Mappa ou de Wim Delvoye qui réalise pour l’exposition une installation inédite. Ce ne sont là que quelques-unes des figures célèbres ou moins connues que l’exposition rassemble autour d’une thématique riche de significations, la carte étant pour les artistes prétexte à toutes sortes de commentaires sur la société contemporaine, les rapports de pouvoir, l’écologie, les conflits, etc.

Artistes: Malala Andrialavidrazana, Art and Language, Yto Barrada, Alighiero Boetti, Marcel Broodthaers, Mircea Cantor, Claude Closky, Abraham Cruzvillegas, Wim Delvoye, Erik Dietman, Éric Duyckaerts, Charles et Ray Eames, Ólafur Eliasson, Öyvind Fahlström, Philippe Favier, Luigi Ghirri, Marco Godinho, Shilpa Gupta, Andreas Gursky, Mona Hatoum, Bernard Heidsieck, Emilio Isgrò, Nelson Leirner, Sol LeWitt, Cristina Lucas, Rudi Mantofani, Vik Muniz, Aung Myint, Iván Navarro, Rivane Neuenschwander, Marwan Rechmaoui, David Renaud, Chéri Samba, Qiu Zhijie.

Informations pratiques

FONDATION BOGHOSSIAN – VILLA EMPAIN
Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident

Avenue Franklin Roosevelt 67
1050 Bruxelles

 

Ouvert du mardi au dimanche
De 11 à 18 heures

Friday Lates
Tous les derniers vendredis du mois,
ouverture en nocturne jusqu’à 21 heures

 

Evitez les files!
Achetez vos billets avant votre visite via ce lien

Accès gratuit pour les membres
du Cercle de la Villa
et avec le museumPassmusées
Achetez votre Pass ici

E. info@boghossianfoundation.be
T. +32 2 627 52 30

 

Information Coronavirus/Covid-19
Mobilisée par l’urgence liée au Coronavirus, la Fondation Boghossian respecte les consignes données par les pouvoirs publics belges et ferme ses portes dès le 14 mars jusqu’au 19 avril 2020 inclus. Toutes les activités de la Villa Empain sont reportées jusqu’à nouvel ordre.