Spaces in-between
Nadim Karam

Le 24 mai, la Fondation Boghossian et la Ville de Bruxelles ont inauguré Spaces in-between, la sculpture de l’artiste Nadim Karam, avenue Franklin Roosevelt, en face de la Villa Empain.

Cette initiative conjointe de la Fondation Boghossian et de la Ville de Bruxelles s’inscrit dans une volonté commune d’exposer l’art dans la ville et d’intégrer la culture au paysage urbain. La Fondation Boghossian souhaite mettre à disposition sa collection d’œuvres monumentales dans le cadre d’une coopération d’envergure avec la Ville de Bruxelles.

Le désir de l’artiste libanais Nadim Karam est de « Faire rêver les villes », en réponse à la guerre qu’il a connue.
« Pour moi, créer un projet d’art urbain revient à communiquer avec l’essence même de la ville et mieux comprendre ses habitants, sa culture et sa dynamique. J’essaye de projeter un rêve pour la ville qui ne se concrétise qu’une fois que la ville et ses habitants commencent à s’impliquer et à travailler avec moi. »

 

Spaces in-between
L’installation sculpturale livre une réflexion sur la relation entre Orient et Occident. « Trépidant, chaotique et fragmenté sont les mots qui définissent notre trajectoire. En s’en imprégnant, nous avons appris à négocier et à tracer notre chemin avec patience. »

Lorsque nous nous référons à l’Orient et à l’Occident aujourd’hui, ces dénominations évoquent souvent une tension entre deux zones géographiques, ainsi que des identités distinctes et des visions du monde contradictoires. Elles ont été utilisées au cours des siècles, avec des interprétations différentes et des frontières en constante évolution.

Pour Nadim Karam, le problème sous-jacent pourrait être une mauvaise communication interculturelle entre l’Est et l’Ouest, mais également au sein de ces derniers. Le but de ces deux sculptures est de faire visualiser les vides sur les cartes de la communication, en réfléchissant sur les frontières floues entre l’Est et l’Ouest et en ayant le même contour incertain tracé sur leurs surfaces, avec des souvenirs grandissant de part et d’autre des frontières. Si nous combinions les deux, il y aurait à la fois des chevauchements et des espaces vides.

Face à face, ces deux surfaces déclenchent un dialogue historique qui se croise en de nombreux endroits mais qui contient également des brèches. L’autre côté de chacune des sculptures est entièrement perforé par une rangée de trous circulaires de 1cm pour permettre à la lumière de s’infiltrer, offrant une meilleure visibilité des motifs. Elles offrent aux spectateurs la possibilité d’imaginer et de retracer les fluctuations des frontières socio-culturelles et géographiques. Lorsqu’on se tient entre les deux éléments, la réflexion de l’un ou de l’autre créée une surface structurée et entièrement perforée de souvenirs.

Informations pratiques

FONDATION BOGHOSSIAN – VILLA EMPAIN
Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’orient et d’occident
67 avenue Franklin Roosevelt
1050 Bruxelles

En collaboration avec